L’équipement indispensable pour développer ses films en noir et blanc

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L’équipement indispensable pour développer ses films en noir et blanc

Vous n’avez pas besoin de beaucoup de matériel pour commencer à développer vos films noir et blanc à la maison. La liste est constituée d’une petite dizaine d’éléments indispensables, quelques accessoires supplémentaires peuvent vous apporter un peu plus de confort. Je vous propose de vous concentrer uniquement sur ce qui est nécessaire pour un développement réussi, l’investissement de base n’étant pas énorme.

Liste de l’équipement requis pour faire les choses bien :

1 – Une pièce où vous pouvez faire le noir total

Peu importe sa taille, il faut juste être certain qu’aucune source de lumière ne pénètre à l’intérieur. Cela peut être un cagibi, des toilettes, une cave… Si vous n’avez pas cela chez vous, vous pouvez investir dans un manchon de chargement, sorte de sac opaque qui vous permet de charger vos pellicules dans la cuve en pleine lumière. Les amis du site Dans Ta Cuve vous explique même comment fabriquer votre manchon à moindre coût.

2 – Une cuve de développement et ses spires

Si vous n’avez rien sous la main, le plus simple est d’opter pour la cuve Paterson de base (pouvant contenir 2 films 135 ou 1 film 120) qui est fournie avec 2 spires. Vous pourrez ensuite, si besoin, acheter des cuves plus grandes (3 ou 5 films 135) avec des spires supplémentaires.

3 – Deux bidons accordéons

Ces deux bidons vous permettront de stocker votre révélateur et votre fixateur. L’intérêt d’opter pour des contenants accordéons est de pouvoir facilement chasser l’air avant de fermer le bidon, ce qui assure une meilleure conservation de vos chimies. Vous pouvez prendre un bidon supplémentaire si vous utilisez un bain d’arrêt entre révélation et fixation, mais ce n’est pas obligatoire.

4 – Deux éprouvettes graduées

Une première éprouvette vous permet de diluer précisément votre révélateur (suivant la recette indiquée par le fabricant). La deuxième vous servira à faire la même chose avec votre fixateur. Il est important d’éviter autant que possible de mélanger les ustensiles qui servent au révélateur et au fixateur.

5 – Un thermomètre

Souvent oublié de la liste, le thermomètre est indispensable pour vérifier la température de votre révélateur avant de procéder au développement.

6 – Un décapsuleur

En plus d’ouvrir des bières, votre décapsuleur vous permet de désosser le canister de votre pellicule 24×36.

7 – Deux entonnoirs

Un pour vider ton révélateur de la cuve vers le bidon, un autre pour le fixateur afin de les réutiliser. Simple, basique.

8 – Des pinces lestées

Pour faire sécher vos films, il faut les suspendre grâce à ces pinces : une pince avec un crochet en haut, une pince lestée en bas. Prévoyez deux paires pour faire sécher deux pellicules en même temps.

9 – Une paire de gants en coton

Indispensable pour manipuler vos négatifs une fois séchés. Surtout si vous avez mangé des frites mayo avant.

10 – Une paire de ciseaux

Elle va servir à découper vos bandes de négatifs (généralement par 6 pour le 24×36)

11 – Des pochettes de rangement

Deux marques se partagent ce marché de niche (Hama et Panodia). Privilégiez les pochettes en pergamine par rapport à celles en cellulose, pour des raisons pratiques et écologiques.

Et du côté des chimies ?

Maintenant que le matériel est complet, intéressons-nous à la chimie. Il vous faut au minimum deux types différents : le révélateur et le fixateur. Vous pouvez compléter votre kit par un agent mouillant et un bain d’arrêt mais ce n’est pas obligatoire.

1 – Le révélateur

C’est lui qui va déterminer le rendu de votre film, il faut donc bien le choisir. Plusieurs marques ont sur le marché (Ilford, Kodak, Tetenal, Bergger…). Pour démarrer, je vous conseille de choisir un révélateur simple à utiliser et polyvalent. On trouve par exemple le LC29 (liquide) ou l’ID11 (poudre) chez Ilford. Si vous êtes plutôt Kodak, le D76 ou le Xtol peuvent faire l’affaire. Suivant les films utilisés et leur sensibilité, vous pourrez ensuite opter pour des révélateurs plus spécifiques (Perceptol, Microphen, Ultrafin…).

2 – Le fixateur

Le choix de la marque est moins déterminant ici, le fixateur n’influant pas sur le rendu. On trouve le Rapid Fixer chez Ilford, le Superfix chez Tetenal ou le fixateur TMax chez Kodak.

Une fois votre film fixé, vous pouvez utiliser de l’agent mouillant sur votre pellicule pour améliorer son séchage (il évite notamment les traces d’eau). A défaut, une goutte de produit vaisselle dans un dernier bain d’eau avant séchage fait l’affaire.

Pour quelques dollars de plus…

Quelques accessoires supplémentaires vous apporteront un peu plus de confort. Comme vu plus haut, certains photographes utilisent un bain d’arrêt entre le révélateur et le fixateur mais cela oblige, outre un produit chimique en plus, à investir dans du matériel supplémentaire (bidon, entonnoir, éprouvette). Pour ma part, je fais plusieurs rinçages de cuve à la place d’utiliser un bain d’arrêt chimique.

La poussière est l’ennemi des négatifs, mieux vaut être bien équipé avant de scanner ou de tirer. Pour éliminer les minuscules brins de poussières, prévoyez un chiffon microfibre ou une soufflette (qu’on utilise aussi pour nettoyer les objectifs).

Voilà, vous savez maintenant quoi mettre sur votre liste de courses pour attaquer vos premiers développements. Good luck !

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